Musées et culture

Musée taurin de Cordoue, au cœur de la Juiverie

Écrit par des guides officiels

Musée taurin de Cordoue, au cœur de la Juiverie

Le Musée taurin de Cordoue se trouve en pleine Juiverie, au numéro 3 de la place de Maimónides, à deux rues de la Synagogue et de la Mosquée. Il occupe une maison-palais d'architecture mudéjare qui appartint à la famille Góngora à partir de 1605, et depuis 1983 il abrite la collection municipale consacrée à la tauromachie cordouane.

Ses deux étages réunissent photographies, habits de lumière, affiches de feria et objets qui retracent la relation de la ville avec la tauromachie, avec une salle consacrée à Manolete. Voici l'histoire de l'édifice, les salles qui méritent le détour, les horaires et le prix d'entrée, et comment s'y rendre à pied depuis le quartier juif.

Histoire du Musée taurin de Cordoue

L'édifice qu'occupe le musée est une maison-palais d'architecture mudéjare située au cœur de la Juiverie. Elle appartint à la famille Góngora à partir de 1605, et sa distribution autour d'un patio central est habituelle dans les demeures seigneuriales cordouanes de l'époque.

La Mairie de Cordoue y installa le musée en 1983, pour conserver la mémoire de la tauromachie cordouane. En 2014, l'espace fut entièrement rénové et rouvrit au public le 1er avril avec une muséographie renouvelée et des contenus audiovisuels.

L'emplacement n'est pas un hasard. Le musée se trouve à deux minutes à pied à peine de la Synagogue, dans le même lacis de ruelles qui forme le quartier juif, de sorte qu'il fait partie de notre parcours guidé de la Juiverie comme un arrêt de plus, au lieu de rester isolé du circuit historique.

Que voir au Musée taurin : les salles incontournables

Le musée s'organise sur deux étages. Le rez-de-chaussée s'ouvre sur des œuvres d'art consacrées à la tauromachie et un audiovisuel sur l'origine du taureau et du torero ; l'étage réunit les objets et les salles les plus visités. Si vous disposez de 30 à 40 minutes, voici les quatre arrêts à ne pas manquer.

1. La Juiverie et l'origine de la tauromachie cordouane

La visite commence par un parcours audiovisuel sur les origines de la tauromachie à Cordoue, du Moyen Âge à nos jours. Le rez-de-chaussée replace le visiteur dans le contexte de la ville et explique pourquoi la tauromachie fait partie de l'identité cordouane depuis des siècles, avant de monter à l'étage où se trouve l'essentiel de la collection.

2. Manolete : le mythe de Cordoue

Manuel Rodríguez Sánchez, Manolete, naquit à Cordoue le 4 juillet 1917. Il prit l'alternative le 2 juillet 1939 à Séville, des mains de Manuel Jiménez « Chicuelo », et la confirma le 12 octobre 1939 à Madrid, des mains de Marcial Lalanda. Il mourut le 29 août 1947 dans les arènes de Linares (Jaén), encorné par le taureau Islero, de l'élevage Miura.

Le musée lui consacre un espace propre, avec des photographies et des objets personnels qui rappellent pourquoi il est toujours considéré comme l'un des toreros les plus importants du XXe siècle.

3. Les « califes du toreo » : Lagartijo, Guerrita, Machaquito et Manolete

L'étage réunit les « califes du toreo », les Cordouans qui marquèrent différentes époques de la tauromachie : Lagartijo, Guerrita, Machaquito et Manolete. La collection municipale complète le quintette avec Manuel Benítez, « El Cordobés », même si les pièces les plus photographiées restent celles des quatre premiers.

Photographies d'époque, coupures de presse et objets personnels permettent de suivre l'évolution de la tauromachie cordouane d'une génération à l'autre, du XIXe siècle jusqu'à une bonne partie du XXe.

4. Affiches, habits de lumière et objets de la fête

L'étage est complété par des habits de lumière, d'anciennes affiches de feria, des gravures, des instruments de corrida, des sculptures et des peintures taurines. Un espace est aussi consacré au cheval et à la figure du rejoneador Antonio Cañero, cordouan et l'une des références de la tauromachie à cheval.

Horaires et prix d'entrée

Le musée change d'horaire selon la période de l'année. En horaire d'hiver, du 16 septembre au 15 juin, il ouvre du mardi au vendredi de 8h15 à 20h15, le samedi de 9h30 à 17h30 et les dimanches et jours fériés de 8h15 à 14h15. Les 24 et 31 décembre, l'horaire est réduit de 8h15 à 14h15.

En horaire d'été, du 16 juin au 15 septembre, il ouvre du mardi au dimanche de 8h15 à 14h15. Il reste fermé le lundi toute l'année, ainsi que le 1er janvier et le 25 décembre.

L'entrée générale coûte 4 euros et celle des étudiants 2 euros. La Mairie propose aussi des billets combinés avec d'autres monuments de la ville : le Bono Común, à 8,40 euros, donne accès à cinq monuments, et le Bono Museos, à 7 euros, à trois.

Comment se rendre au Musée taurin depuis la Juiverie

Le musée se trouve au numéro 3 de la place de Maimónides, dans le lacis de ruelles du quartier juif. Depuis la Synagogue, rue Judíos, on y arrive à pied en deux ou trois minutes à peine, en traversant quelques rues du centre historique.

C'est pourquoi nous l'incluons comme arrêt dans notre parcours guidé de la Juiverie : sur la même promenade qui mène de la Synagogue à la Mosquée, le Musée taurin se trouve sur le chemin, sans détour ni trajet à prévoir à part.

Si vous passez au Musée taurin, profitez-en pour découvrir le monument qui couronne le centre historique de Cordoue à quelques minutes à pied. Notre visite guidée de la Mosquée de Cordoue dure 1 h 15, comprend l'entrée et coûte 28 euros par personne ; si vous préférez un groupe plus réduit, de 12 personnes maximum, l'option coûte 36 euros.

Réservez votre place et combinez la Mosquée avec un arrêt au Musée taurin, le tout dans la même promenade dans le centre historique de Cordoue.

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